La médiation culturelle, une rencontre entre le citoyen et la culture

Lors d’un mini-colloque sur la médiation culturelle proposé par le Conseil provincial des Sociétés culturelles en collaboration avec l’organisme québécois Culture pour tous, dimanche et lundi dernier à Fredericton, des intervenants issus des diverses sphères du développement culturel et communautaire sont repartis mieux outillés grâce aux présentations de divers projets inspirés par la médiation culturelle d’ailleurs et d’ici.

« La médiation culturelle est pour nous la rencontre entre le champ de la culture et le champ social. Donc, la médiation culturelle examine l’espace de rencontres entre la pratique artistique et culturelle et la société. L’on parle, ici, d’une façon d’inclure le peuple dans l’écosystème culturel en intégrant l’aspect participatif du citoyen aux activités culturelles. C’est une forme d’accompagnement lors d’événements artistiques et culturelles », soutient madame Eva Quintas, directrice de projets à Culture pour tous et conférencière invitée.
La médiation culturelle apporte aussi plusieurs facettes intéressantes quant à l’intégration des cultures autres que celle de la majorité car elle apporte aussi un aspect de dialogue qui offre un rapprochement entre la culture et le peuple.

Pour le sociologue professeur titulaire à l’Université du Québec à Montréal, Jean-Marc Fontan, la médiation culturelle joue un rôle important dans la société d’aujourd’hui car on l’utilise aussi comme tremplin afin de permettre un rapprochement entre des secteurs qui sont parfois éloignés que ce soit des groupes ou des projets qui répondent à des préoccupations présentes. « La médiation culturelle préconise l’accessibilité aux arts et à la culture mais  permet aussi d’évacuer diverses tensions et rapports de forces entre les divers secteurs », soutient le chercheur.

Des projets, tel que « Célébrons nos quais » coordonné par la Société culturelle Kent-Sud, ont permis d’unir les communautés environnantes à un projet commun.  
« Nous voulons tous des communautés qui se portent bien, où il est agréable d’y vivre. Il est important que les gens se créent leur propre identité, mais que celle-ci ne soit pas un frein à la rencontre de l’autre », conclue professeur Fontan.  
 
Au Nouveau-Brunswick, on retrouve de plus en plus de projets qui ont recourt à la médiation culturelle.
Le projet de développement local « Un élu, un artiste » promu par l’AAAPNB et le projet de découverte, Deux îles, mille trésors, de la ville de Lamèque lors du dernier congrès mondial acadien en sont de beaux exemples. Bien que la médiation culturelle ne soit pas un nouveau concept, il est évident que de plus en plus d’intervenants culturels et communautaires l’utilisent afin d’allier l’humain à la culture. La démocratisation de la culture est importante à l’ère des médias sociaux et de l’innovation technologique.

La médiation culturelle a aussi été utilisée afin d’établir une forme de rapprochement entre les diverses cultures au Québec par l’expression et l’accompagnement du citoyen à travers l’art et l’expression artistique. La médiation culturelle,  c’est un outil qui permet l’unification des forces, des diverses formes d’art, de l’expression artistique, culturelle et identitaire, de la transmission du patrimoine et de la rencontre fertile avec le citoyen.